
Job search
Littéralement «recherche d'emploi». Il s'agit d'une théorie de la recherche d'emploi qui explique que toute recherche d'emploi a un coût: le temps passé, les dépenses directes (démarches, lettres, téléphone, déplacements, ...), mais aussi le fait de refuser des emplois existants parce que l'on estime que l'on peut trouver mieux. Au fur et à mesure que le temps de recherche se prolonge, le demandeur d'emploi est amené à comparer ce coût à l'avantage de continuer à rechercher plutôt que d'accepter ce qu'il trouve: le coût croissant l'amène donc peu à peu à réviser à la baisse ses exigences (à diminuer son salaire de réservation) et, à un moment donné, il finit par renoncer à poursuivre sa recherche d'emploi et par prendre le poste qui se présente, qu'il aurait initialement refusé. Commentaire: Cette théorie s'inscrit dans la problématique du «chômage volontaire»: il y a chômage non parce que les postes manquent, mais parce que les exigences des salariés qui recherchent du travail sont supérieures aux rémunérations offertes pour les postes disponibles. Augmenter le coût de la recherche d'emploi est une bonne façon de faire disparaître ce chômage volontaire, c'est-à-dire d'inciter les demandeurs d'emploi à réviser rapidement à la baisse leurs prétentions excessives. Au contraire, lorsque les demandeurs d'emploi sont indemnisés, lorsque le coût de leurs démarches est pris en charge par la collectivité, ils vont continuer plus longtemps à chercher de meilleurs postes, dans l'espoir que ces postes existent mais qu'ils n'ont pas encore eu l'occasion de les rencontrer. La théorie du job search est donc à la frontière des approches néoclassiques (le chômage est volontaire) et de la concurrence imparfaite (l'information pertinente n'est pas connue de tout le monde, et il faut consacrer du temps et de l'argent pour la trouver, sans être certain d'y parvenir).
Date de mise à jour : 22/01/2010
A lire également: Arnaud Parienty, «le travail est-il une marchandise comme les autres?», Alternatives économiques hors série n° 77, avril 2008 ( - cliquez ici.)
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