1944 : les trains de la honte de Staline
La déportation massive de plus de 400000 Tchétchènes et Ingouches, accusés collectivement de collaboration avec les nazis, est un des épisodes les plus noirs de la période stalinienne. Cette politique explique, en partie, la brutalité de Poutine en Tchétchénie.
Le 17 février 1944, Lavrenti Beria adresse un télégramme nourri de statistiques à Staline. Le tristement célèbre commissaire aux Affaires intérieures soviétiques prépare la déportation des "459486 Tchétchènes et Ingouches" résidant dans la région du Caucase nord. Pour quel crime? Ces populations sont collectivement accusées de "collaboration avec l'ennemi fasciste". A l'été 1942 et au début de 1943, les troupes nazies ont occupé une partie de la région. Mais en réalité, seuls quelques centaines de combattants, qui tenaient le maquis contre le régime soviétique depuis la fin des années 1920, ont offert leurs services à l'occupant. A l'inverse, des milliers de Tchétchènes servent dans l'armée soviétique.
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