"Les populations sont tenues à l'écart"
Entretien avec Nnimmo Bassey, directeur général des Amis de la Terre International.
Propos recueillis par Julie Vandal
Alternatives Internationales n° 051 - juin 2011
Bien qu'ils dépendent des financements étrangers, et notamment ceux des ONG occidentales, les militants de l'environnement se veulent les porte-parole des populations. Notamment dans les négociations internationales sur le climat.
Assiste-t-on à une montée en puissance des ONG environnementales africaines ? Nnimmo Bassey. Oui, progressivement. Dans les années 1960, de nombreux groupes de conservation de la nature sont apparus en Afrique de l'Ouest. Et c'est à partir des années 1990 que sont nées les associations proactives, travaillant spécifiquement sur les questions environnementales. Dans le cas du Nigeria, elles sont surtout issues des mouvements de défense des droits de l'homme. Nous étions très peu nombreux, à peine 10 dans tout le pays.
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