"Le travail des débiteurs nourrit le capital des créanciers"
Entretien avec Dominique Lesaffre*, responsable géographique à la Sidi
Propos recueillis par Antoine de Ravignan
Alternatives Internationales n° 052 - septembre 2011
Le paysage du microcrédit tend à être dominé par des acteurs financiers privés dont l'objectif n'est pas le développement mais le contrôle d'une activité qui peut s'avérer plus lucrative. En face, la résistance s'organise.
Faillites, surendettement, suicides… Pourquoi le monde de la microfinance est-il secoué à ce point? Dominique Lesaffre. La microfinance s'est développée depuis une trentaine d'années en réponse à une énorme demande de services financiers de proximité dans les pays du Sud, mais aussi plus récemment du Nord. Elle a pris des formes diverses, mais ce qui domine aujourd'hui, c'est une industrie de masse, fonctionnant suivant une logique de marché et où les taux d'intérêt reflètent le rapport entre offre et demande, lequel est variable d'une région à l'autre.
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